Atelier théâtre de Tunis: La Folie Courteline


L’Atelier théâtre de Tunis, troupe atypique dont le directeur et fondateur est Moncef Farza, un monsieur d’une grande affabilité, doté d’une culture encyclopédique, a vingt-deux ans d’existence.




En fait, elle est plus âgée puisqu’en 1976, lorsqu’elle fut créée, elle s’appelait Groupe théâtral de La Marsa. En 1983, elle a changé d’appellation pour devenir Atelier théâtre de Tunis.

Alberto Canova, metteur en scène et acteur, est une figure connue du  4e art et de la télévision. Il a souvent campé dans les fictions télévisées le personnage du colon. En 1973, il crée le Groupe théâtral du Sahel qu’il quitte en 1983 pour rejoindre l’ATT.
Après vingt-deux années d’existence et malgré la modestie de ses moyens et ressources, la troupe réunit autour d’un même idéal, l’amour du théâtre, des comédiens motivés et talentueux, de différentes nationalités, qui n’ont rien à envier aux professionnels. La troupe, qui œuvre à promouvoir un théâtre tunisien d’expression française, fait preuve d’imagination et de créativité dans le choix des textes et des auteurs. Tout le monde se souvient encore de La visite de la vieille dame du Suisse Frédéric Durrenmatt et du triomphe remporté grâce notamment à la magistrale interprétation de Joyce Samouda, rehaussée par la mise en scène de qualité d’Alberto Canova.

L’absurdité de la vie bourgeoise

Cette année, l’Atelier nous revient avec La Folie Courteline. Il s’agit de cinq actes, indépendants les uns des autres. Les œuvres de Courteline sont composées d’un seul acte. A ce sujet, l’auteur de Messieurs les ronds-de-cuir s’en excuse en ces termes : «Un acte, un seul acte, voilà ma mesure au théâtre. Que voulez-vous ? Je n’ai pas d’imagination, les sujets qui s’offrent à mon esprit ne supportent pas de développement. Mes intrigues s’arrêtent court après un acte». Un excès de modestie qui le poussera à renoncer à la création littéraire. Et pourtant, il continue à dénoncer la bêtise humaine et l’absurdité de la vie bourgeoise et administrative ainsi que la cruauté des institutions qui l’avaient écrasé : l’internat, la caserne, la bureaucratie. Il devient vite l’amuseur le plus célèbre de son époque.
Les cinq actes qui nous seront présentés sont : M. Badin, La dame renversée, Gros chagrin, l’honneur des Brossarbourg et Les Boulingrins.
L’interprétation est de Hervé van Poucke, Béchir Alfani, Habib Hosni, Safia Feriani, Denise Martin, Jean-Claude Vernaz, Issam Marzouki, Danielle Farza, Dany Tomasso, Christiane Halioui, Zeïn Benaïssa et Alberto Canova.
La Folie Courteline sera jouée à Bizerte, à la maison de la culture, le dimanche 27 novembre; à la Marsa, à l’Ipest, le mercredi 30 novembre; à Monastir, au CNRO, le samedi 3 décembre; et à Tunis, au Théâtre municipal, le samedi 10 décembre à 21h00.

A.L.

Source: La Presse


Source: lapresse.tn

Tags: alberto canova la marsa, théâtre, courteline, tunis, canova, troupe, folie, tunisie

Posté le jeudi 13 août 2009 dans Culture



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