La Constitution : une soupape de sécurité contre un retour en arrière: Hamadi Jebali à Davos : N'ayez pas peur et venez investir !


Hamadi Jebali à Davos : Nayez pas peur et venez investir !

M. Hamadi Jebali, Chef du gouvernement tunisien, a demandé vendredi au Forum économique mondial de Davos en Suisse un appui financier vital pour la transition démocratique, et tenté de ramener les investisseurs en Tunisie, appelant àsoutenir la démocratie naissante en Tunisie.

 


Trois demandes distinctes ont  été présentées : la Patience, la Compréhension et des Investissements.

 

 

"J'en appelle ici à Davos à ceux qui nous écoutent. Nous demandons un soutien car nos propres moyens ne sont pas suffisants (…) Nous avons compté sur nos propres forces. Nous comptons sur l'appui de nos amis en Europe et aux Etats-Unis. La Tunisie est un pays ouvert à tous ses voisins, notamment européens", a  déclaré M. Jebali. 

 

Il n’a pas hésité à évoquer aussi l'héritage "du lourd passé de la dictature" de l'ex-président Bel Ali: 800.000 chômeurs, 75.000 jeunes qui quittent chaque année l'université pour se retrouver au chômage, un cinquième de la population vivant dans la pauvreté et 400.000 Tunisiens, surtout des jeunes, qui ne gagnent guère plus qu'un euro par jour. 



"J'espère que ces circonstances ne vont pas empêcher le développement politique", a-t-il dit, en tenant à rassurer son auditoire sur l'avenir de son pays: "C'est la première fois que nous pouvons construire un Etat démocratique avec pour première étape une constitution qui va asseoir notre démocratie (…) Ce sera une soupape de sécurité contre un retour en arrière", a-t-il affirmé.

 


N'ayez pas peur et venez investir: tel est, en substance, le message délivré à Davos !

 

 

Lors de ce Forum, les héritiers du "printemps arabe" de 2011 préviennent qu'il faudra des années avant de recueillir les fruits de ce mouvement qui a balayé plusieurs régimes autoritaires.

 

 

De con côté, le gouverneur de la Banque centrale tunisienne, Mustapha Kamel Nabli a expliqué à l’assistance qu’"Il y a un an, au début de la révolution, je pense que nous rêvions, les yeux dans les étoiles. Aujourd'hui, nous continuons de rêver, mais les deux pieds ancrés dans la glaise".

 

 

Il a affirmé aussi que pour les gouvernements issus des révolutions arabes "le coût de la transition est beaucoup plus élevé qu'on le prévoyait" et les généreuses promesses d'aide financière faites par la communauté internationale, notamment par les pays du G8, ne se sont jamais matérialisées. "L'environnement général n'aide pas beaucoup", conclut M. Mustapha Kamel Nabli.

 

 

En conclusion, Davos 2012 devra donc élaborer un nouveau modèle à redéfinir entièrement, mettant un terme à la cupidité, car tant que les employeurs et les travailleurs ne se mettront pas à discuter avec les gouvernements, le système continuera à échouer

 

 

Toutefois, reconnaissons que le capitalisme est peut-être un mauvais système économique, mais il reste le moins mauvais de tous les autres.

 

A.Chennoufi


Source: tunivisions.net

Tags: à, é, ", dé, davos, pré, hé, ré, tunisie, jebali, tunisie

Posté le samedi 28 janvier dans Politique



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