Il n'a que 22 ans et n'a même pas fait d'études secondaires: SEJNANE : Un salafiste s’est proclamé Imam du Vendredi ?


SEJNANE : Un salafiste s’est proclamé Imam du Vendredi ?

L’affaire des salafistes de la ville de Sejnane demeure encore non-élucidée et les rumeurs n’en finissent pas. Il semble même que les gens ont désormais peur d’y aller ou de traverser la ville.

 

Cette coquette ville rurale qui est à une heure de route de Bizerte, implantée  dans une verte vallée noyée sous les eucalyptus et les pins, est devenue une curiosité pour de nombreux médias et surtout pour d’ingénieux ‘’scénaristes’’ qui nous bombardent à chaque fois d’informations des plus étonnantes.

 

La toute dernière, publiée par Le Figaro, à en croire Hassen et Yassine, les salafistes contrôlent l'une des sept mosquées de la ville, ‘’la plus importante’’ même, et l'imam chargé de la prière du vendredi serait l'un des leurs : ‘’Il n'a que 22 ans et n'a même pas fait d'études secondaires’’, affirme Yassine.

 

Yassine Zemali, 24 ans, se présente pourtant comme une victime des salafistes. Il marche avec des béquilles et exhibe une jambe bandée ainsi qu'un certificat médical attestant d'une blessure longue de 7 centimètres.

 

Il est photographe de cérémonies de mariages et, tenez-vous bien, il est aussi le fils de l'ancien imam de la ville qui avait été démis après la chute du régime Ben Ali. «Le 26 juillet dernier (raconte-t-il)en rentrant d'un mariage, alors que je m'apprêtais à acheter un paquet de cigarettes, une douzaine de salafistes m'ont attaqué. L'un d'eux m'a tranché la jambe avec une épée. Je suis tombé à terre et j'ai entendu l'un de ces hommes dire à celui qui m'avait frappé: si tu l'égorges, tu iras au paradis

 

L'enquête menée par Al Maghreb a dévoilé qu'un groupe d'environ 250 intégristes aurait «talibanisé» cette petite ville de 45.000 habitants, y faisant régner sa loi pure et dure dans une impunité totale.

 

Toutefois, le dénommé Rabah, employé à la Régie des tabacs, syndicaliste de l'UTT, s’est insurgé avec des collègues à lui contre «une campagne de diffamation» orchestrée selon eux par les médias. Le problème, expliquent-ils, ce ne sont pas les salafistes, mais la précarité sociale, un chômage qui frappe plus de 60% de la population active, l'absence d'investissements et l'impéritie de l'État.

 

Qui dit faux, qui dit vrai ? A ce jour, l’affaire de Sejnane demeure énigmatique, et on souhaite bien qu’un communiqué officiel soit rendu public à ce sujet, donnant plus de précisions sur ce qui se passe ou s’est passé réellement à Sejnane.

 

Il est du devoir des autorités de tranquilliser les citoyens et de punir les fauteurs de troubles.

 

A.Chennoufi

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Source: tunivisions.net

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Posté le lundi 23 janvier dans Société



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