L’impact prévu du réchauffement climatique selon le Giec


COPENHAGUE (Reuters) — L'Indien Rajendra Pachauri, qui dirige le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), a brossé hier un tableau particulièrement sombre de ce qui attend la Terre si aucune réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre (GES) n'est décidée.



Voici les points clés du discours qu’il a prononcé hier à Copenhague devant les délégués de 192 pays réunis pour une conférence internationale censée, d’ici à sa clôture le 18 décembre, fixer les grandes lignes d’un traité de lutte contre le réchauffement climatique.

Selon Pachauri, les bouleversements climatiques qui ont déjà commencé devraient, selon toutes probabilités, menacer les moyens d’existence de plusieurs milliards de personnes si des mesures ne sont pas prises pour contrer l’intensification de l’effet de serre.

Ainsi a-t-il déclaré devant les délégués que le monde devait s’attendre dans un tel cas à:

– davantage de canicules et de pluies torrentielles.

– une plus grande intensité des cyclones.

– la possibilité de la disparition de la calotte glaciaire au pôle Nord en été durant la seconde moitié du XXIe siècle.

– une diminution sensible des ressources en eau dans les zones semi-arides, telles que le bassin méditerranéen, l’ouest des Etats-Unis, l’Afrique australe et le nord-est du Brésil.

– la disparition possible de l’inlandsis (calotte glaciaire) du Groenland, ce qui devrait faire monter de sept mètres le niveau des mers du globe.

– un risque accru, pour 20 à 30% des espèces animales ou végétales, de disparaître si la hausse moyenne des températures dans le monde dépasse 1,5° à 2,5°C.

– un changement dans la répartition et l’intensité des précipitations dans le monde, avec plus de pluies violentes dans nombre de régions mais aussi une diminution de la pluviosité dans d’autres. Le risque accru d’inondations menacera les infrastructures et la qualité de l’eau.

– la possibilité qu’un habitant sur cinq du globe (soit plus de deux milliards de personnes vers 2080) vive dans des bassins hydrographiques risquant plus souvent d’être inondés.

– une aggravation de la menace pour les petits pays insulaires, certaines villes côtières et les deltas, du fait de la montée du niveau des mers. Car même le maintien du réchauffement planétaire sous le seuil des 2°C entraînera vraisemblablement une hausse du niveau des mers compris entre 40 cm et 1,4 m, à cause de la dilatation naturelle de l’eau des océans quand la température monte.

– en Afrique, d’ici 2020, de 75 à 250 millions de personnes risquent de connaître des difficultés pour s’approvisionner en eau à cause des changements climatiques. Dans certains pays d’Afrique, le rendement agricole risque de diminuer de moitié.

– dans l’optique de contenir la hausse moyenne des températures mondiales entre 2° et 2,4°C, le coût de la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 n’excèdera pas 3% du PIB de la planète, estime le Giec.

– Il importe de ne pas dépasser un "pic" de rejet mondial des GES en 2015 pour garantir que la hausse des températures reste contenue entre 2° et 2,4°C.

Source: La Presse


Source: lapresse.tn

Tags: "moyenne des températures dans le monde", giec climat au tunisie, hausse, niveau, risque, afrique, températures, monde, effet, serre, personnes, réchauffement, tunisie

Posté le mardi 08 décembre 2009 dans Monde



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