Il a porté les deux couleurs: Maâloul, le transfert-tournant


D’autres joueurs ont changé de maillot tels que Aloui, Torkhani, Kridène et H’mida, mais le passage de Maâloul aura été le plus retentissant



Appartenir à l’EST ou au CA est un honneur pour n’importe quel joueur. C’est une appartenance sensationnelle vu qu’il s’agit d’une famille, d’une cité et d’une histoire même. Ces deux frères ennemis sont toujours en rivalité pour les titres, pour la popularité, mais aussi pour avoir la meilleure image de marque. Cela se comprend, alors pourquoi les échanges et les transferts de joueurs entre les deux équipes sont très peu nombreux. On crie même à la trahison quand un joueur passe d’un club à l’autre, c’est-à-dire vers le premier rival. Ce n’est pas tunisien, ça se trouve dans tous les championnats du monde. Entre l’EST et le CA, il n’y pas eu beaucoup de transferts. Ceux qui ont porté les couleurs des deux équipes l’ont fait indirectement, via un 3e club ou après avoir été écartés. Ce qui est remarquable, c’est que tous les joueurs qui ont endossé les maillots «sang et or» et «rouge et blanc» sont venus de l’EST pour rallier le CA plus tard (dans un seul sens).

 

Tabou

 

Mohamed Torkhani, Belhassan Aloui, Makram Kridène, Noômane H’mida ont joué pour les deux équipes, mais sans être très brillants. Le passage de Nabil Maâloul en 1995 vers le CA aura défrayé la chronique. Un choc, une incroyable histoire pour les plus modérés des Espérantistes qui n’auront jamais oublié que leur joueur fétiche allait porter le maillot du CA et qu’il allait fêter les titres de sa nouvelle équipe comme ce fut le cas à Sousse en finale de la coupe arabe. Maâloul, qui revenait d’une blessure méchante avec Ahly Jeddah, a passé une saison honnête avec le CAB. Ayant plus de 32 ans, il a choisi de signer une licence au profit du CA. Il fallait vivre cette période pour mesurer l’ampleur de ce transfert polémique. Même dans le camp clubiste, il y en avait ceux qui n’ont pas admis cette idée qui a touché à un tabou footballistique. Nabil Maâloul avait disputé trois derbies, deux en championnat et un en coupe, sans arriver à gagner face à son ancien club. Le premier derby était alors le plus difficile avec cette image inoubliable où il s’apprêtait à tirer un corner sous les sifflets des supporters «sang et or». Il fallait avoir du flegme pour gérer tout cela. Maâloul revient en 2004 au CA en tant qu’entraîneur et ne termine même pas le saison. Alors son cœur penchera pour quelle équipe? Il est clair qu’un club où l’on a joué des minimes aux seniors restera à jamais dans le cœur et dans l’âme.

Finissons avec une «info» : sur les 22 joueurs aujourd’hui à Radès, Anis Amri, ancien joueur de l’EST, de l’USM et de l’ESZ, est le seul à avoir porté les deux maillots.

 

R.E.H.

Source: La Presse


Source: lapresse.tn

Tags: maâloul, joueur, d’une, l’est, joueurs, équipes, c’est, porté, tunisie

Posté le samedi 05 décembre 2009 dans Sports



Laisser un commentaire





Les champs marqués d'une * sont requis.
Cliquez ICI pour signaler un commentaire illicite.
Merci.