A travers la Tunisie thermale


A travers son site officiel www.thermalisme.nat.tn, l’Office national du thermalisme présente les sources d’eau et stations thermales sur l’ensemble du pays. De fait, et dès la page d’accueil, on est à peu près informé sur la carte thermale du pays.




Dans cette contrée bordée d’eau sur 1.300 km, irriguée dans ses entrailles de sources chaudes et froides, le thermalisme n’est donc pas une ressource nouvellement découverte. Depuis l’Antiquité, dit-on, cette pratique revêt de multiples aspects médicaux, sociaux et religieux souvent difficiles à dissocier.

L’histoire des eaux thermales remonterait à plus de deux mille ans, toujours d’après le site du jour. Cette pratique a connu un grand essor à l’époque romaine. Durant cette période, le recours aux eaux chaudes était à la fois un culte, un art de guérir et un art de vivre. Au demeurant, beaucoup de sources encore actives aujourd’hui faisaient l’objet d’une exploitation traditionnelle depuis l’époque romaine, apprend-on encore.

A ces indications historiques fort instructives, s’ajoutent des informations d’ordre plus pratique, comme celles indiquant comment partir en cure et quelles sont les démarches à suivre.

Déclinée en trois langues, cette source intarissable sur le web énumère les stations thermales du pays. On en compte quatre, précise-t-on encore, disposant d’équipements thermaux de pointe et offrant des traitements spécialisés selon les propriétés thérapeutiques de leurs eaux dans les gouvernorats de Jendouba, Nabeul, Zaghouan et Médenine. Leurs stations thermales sont aménagées pour certaines dans des unités hôtelières, haut de gamme ou moyen de gamme, au choix.

Bon à savoir aussi, les cures qui y sont pratiquées sont à la fois curatives (complément des soins médicaux ou chirurgicaux) ou préventives.Au fil des pages du site recouvertes de blanc et de bleu, histoire de rappeler les teintes du précieux breuvage, des informations d’ordre plus général sont présentées pour éclairer la lanterne du lecteur-explorateur, d’où la rubrique "L’homme et l’eau" dans laquelle on apprend, par exemple, que notre organisme est composé d’une majorité d’eau, 65% du poids du corps chez l’adulte et 75% chez le jeune enfant.

Dans ce même souci d’exhaustivité, la Carte Tunisie, une des rubriques du site, présente les sources du pays sous forme de liste. Se trouvera en tête la ville de Bizerte. Présentée comme l’un des plus importants pôles industriels du pays, cette région dispose d’un potentiel considérable en manifestations thermominérales, comme : Aïn Hammam, Hammam Sidi Ben Abbès (Parc Ichkeul), Hammam Sidi Abdelkader (Parc Ichkeul)… . Riche de pas moins de 9 points d’eau, entre hammams (bains) et ayoûn (sources), la ville fait l’objet de pèlerinages saisonniers.

Les eaux conditionnées, autre titre à consulter vivement. On apprendra à travers cette lecture «désaltérante» que trois catégories d’eaux conditionnées se retrouvent sur le marché : l’eau minérale naturelle, l’eau de source naturelle et l’eau de table.

A ce titre, il aurait été préférable pour que le renseignement soit complet et profite à tous d’indiquer des noms des sources et des marques d’eau relatives. Après tout, quand il s’agit de présenter une information aussi utile au consommateur, les autres registres peuvent passer en second.

Dernière remarque: comme la plupart des sites institutionnels, celui-ci n’échappe pas à une démarche didactique par moments monotone et plate. C’est bien dommage, le contenu étant fort utile et instructif, il mériterait une forme plus tonique.

 

Hella Lahbib

Source: La Presse


Source: lapresse.tn

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Posté le mardi 18 août 2009 dans Vadrouille



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