Offshore


Ce mot est utilisé à toutes les sauces. On parle de port financier offshore, de société offshore, de compte bancaire offshore, etc. Ce terme évoque, dans certaines têtes, le rêve et les iles paradisiaques, alors que pour d’autres, il est synonyme de fraude ! Qu’en est-il vraiment ?

Après les subprimes et le dumping, voici un autre anglicisme. A croire que Molière a donné sa langue à Shakespeare, à défaut de chat je voulais dire. Ce n’est pas grave ; on mettra tout cela sur le compte de la mondialisation.
Offshore se compose de off qui veut dire en français éloigné et shore qui est le rivage. Donc offshore se traduirait littéralement par loin des côtes, mais nous opterions plutôt pour la traduction de nos amis québécois, qui proposent «extracôtier».
Ce mot désignait, à la base, la recherche et l’exploitation du pétrole en mer sur une plate-forme, mais également l’exploitation d’une ressource comme le vent par des éoliennes placées en mer.
Aujourd’hui, le terme offshore nous fait penser plus à la finance et à la gestion. Certaines entreprises cherchent à créer des entités juridiques dans certains pays où les réglementations monétaires et fiscales sont plus souples que dans la majorité des pays du monde. Ces entreprises veulent également placer des capitaux à l’étranger, plus exactement là ou le secret bancaire est bien tenu, en plus, bien entendu, de l’augmentation de la rentabilité de cet argent puisque ces paradis financiers proposent en place des taux d’intérêts élevés. On parle donc «d’Offshore Banking».
Pour ce qui est de l’offshore dans le domaine du management, ou plutôt l’offshoring, il s’agit pour une entreprise à faire réaliser certaines tâches  dans des pays où la main-d’œuvre est moins chère. L’offshoring peut même, dans certain cas, être synonyme d’externalisation quand l’entreprise décide de créer une filiale qui produit à bas coût pour la maison-mère.
Enfin, quand on parle «d’Offshore Development», il est question de délocalisation de certaines SSII (Société de Services en Ingénierie Informatique) et du transfert à l’étranger de leurs développements informatiques. Pratiquement toutes les grandes sociétés informatiques sont aujourd’hui installées dans des pays comme l’Inde où l’offshoring est en croissance constante (30%) ce qui laisse croire que l’externalisation a un brillant avenir devant elle !
En météorologie chez les Anglais, offshore désigne un vent de terre qui creuse les vagues, ce qui nous fait un peu penser à cette crise qui est venue s’abattre sur le monde comme un tsunami. Heureusement que l’une des dérivées de l’offshoring aujourd’hui, est le nearshoring qui est ni plus ni moins la délocalisation de proximité. Ceci profite très bien à notre pays et c’est ce qui aide la Tunisie à faire face à cette crise mondiale.

Wassim B.L.

Source: La Presse


Source: lapresse.tn

Tags: offshoring paroles, offshore, l’offshoring, certaines, tunisie

Posté le mardi 18 août 2009 dans Paroles de jeunes



Laisser un commentaire





Les champs marqués d'une * sont requis.
Cliquez ICI pour signaler un commentaire illicite.
Merci.