Le port financier de Tunis se profile



La modernisation de notre système bancaire, à travers sa mise à niveau et son alignement sur les normes, critères et exigences définis internationalement, conformément aux recommandations de la Banque mondiale et du FMI, a permis à la Tunisie de franchir des pas décisifs dans le sens d’une intégration dans le système financier mondial, comme étape vers son affirmation en tant que place financière internationale à part entière.

La révision de la loi organisant la profession des banques non résidentes, dans le sens de son actualisation et de son harmonisation avec les législations des pays partenaires de la Tunisie, est de nature à permettre, dans cet esprit, d’attirer vers notre pays des institutions financières de renommée mondiale et de mettre à la disposition de l’économie nationale d’importants moyens financiers.

Le Conseil des ministres, réuni mercredi sous la présidence du Chef de l’Etat, a examiné, dans le cadre de cette révision souhaitée par le Président de la République, un projet de loi portant promulgation du Code de prestation de services financiers aux non-résidents, lequel va organiser cette activité financière non résidente en en assouplissant les conditions d’exercice.

Il s’agit ainsi d’élaborer un cadre juridique régissant l’afflux, les mouvements et la gestion de capitaux et d’établissements bancaires non résidents et d’établir le rôle et les contours de ce nouveau dispositif financier appelé à coexister avec notre système financier ordinaire.

L’objectif de faire de Tunis une place financière internationale doublant son statut, désormais pleinement acquis, de site d’affaires et de partenariat industriel, est une constante de la politique économique et financière de la Tunisie depuis plus de vingt ans. De sorte que le mégaprojet de «Port financier» devant être réalisé à Raoued, dans la banlieue nord de la capitale, représente un ancrage concret dans cette démarche stratégique et une étape qualitative importante.

L’élaboration d’un cadre juridique régissant les activités financières non résidentes et la révision de la loi organisant la profession des banques non résidentes vont, de manière concrète, permettre de réaliser le Port financier de Tunis et créer les conditions légales et réglementaires d’un afflux des capitaux non résidents dans notre pays, ce qui ouvrira la voie à la matérialisation de cet ambitieux objectif consistant à faire de Tunis une place financière méditerranéenne.

Certes, le projet exige le strict respect de règles prudentielles rigoureuses et la mise en place de nombreux garde-fous garantissant notre système financier national contre tout dérapage, mais il est incontestablement porteur de perspectives grandioses pour l’épanouissement de notre économie et l’accélération de notre croissance.

Les acquis dont se prévaut la Tunisie en matière de maîtrise des équilibres financiers et de bonne gestion de son système monétaire et financier sont, à ce sujet, des gages de succès qui peuvent augurer d’un pari hautement porteur dont nous saurons contrecarrer les risques et capitaliser les apports.




Source: La Presse


Source: lapresse.tn

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Posté le mardi 18 août 2009 dans Editorial



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