Recherche et innovation


LA recherche scientifique et l’innovation technologique font partie intégrante des constantes de l’approche tunisienne dans l’œuvre de développement durable et global entamée depuis plus de deux décennies, en vue réunir tous les facteurs nécessaires à la réussite de l’économie nationale dans un monde marqué par de grandes et profondes mutations dans le sens de l’émergence de la société du savoir.
Profondément convaincu de ces nouvelles donnes, le Chef de l’Etat a renouvelé son intérêt à ce secteur stratégique en conférant, récemment, avec le Premier ministre. Il a souligné, dans ce cadre, l’importance d’identifier les domaines susceptibles de réaliser les objectifs escomptés au plan de la formation, de la recherche, de l’innovation, de l’infrastructure, de l’investissement, du financement et de la promotion de projets à contenu technologique avancé.
Il est utile de souligner que la Tunisie s’est engagée résolument à promouvoir et à accélérer l’innovation par le biais des technopôles, un créneau porteur qui a permis d’assurer le lien entre les entreprises, les universités et les centres de recherche, chacun dans sa spécialité, selon la région dans laquelle il est établi. En effet, pas moins de dix technopôles, dont sept sont opérationnels ou en cours d’achèvement, sont réparties à travers plusieurs régions du pays.
Le XIe Plan de développement (2007-2011) a programmé la création de 3 pôles à Jendouba, Gafsa et Médenine, dédiés respectivement à la formation dans les grandes cultures, les substances utiles et l'énergie et la mise en valeur des ressources du Sahara.
Couvrant, ainsi, l’ensemble du territoire, chaque technopôle sert de levier au développement de sa région et de l’économie nationale, sachant que le choix des domaines d’activités se fait en harmonie avec la spécificité économique de chaque région et en tenant compte des priorités nationales à travers le renforcement des secteurs industriels stratégiques tels le textile, l’agroalimentaire, la mécanique et l’électronique, le développement des secteurs des services (TIC), le soutien au développement durable en matière d’eau, d’énergie et d’environnement et la promotion des activités liées à l’agriculture et à la santé.
La palme revient, toutefois, au secteur des nouvelles technologies de l'information et de la communication (Ntic) qui enregistre un bond qualitatif et quantitatif de taille. Ce qui a valu à la Tunisie d’être classée au premier rang à l’échelle africaine selon le rapport du Forum de Davos pour les années 2007-2008, 35e rang parmi 127 pays selon l’indice de préparation aux TIC et au 2e rang parmi 115 pays en matière  de succès dans la politique de promotion des TIC.
C’est dire que notre pays peut aspirer, grâce à une vision présidentielle perspicace et prospective, à devenir une tête de pont du continent africain et servir de plateforme contribuant à atténuer, un tant soit peu, le fossé numérique séparant les pays du Nord de ceux du Sud.


Source: La Presse


Source: lapresse.tn

Tags: développement, recherche, région, promotion, l’innovation, tunisie

Posté le mardi 18 août 2009 dans Editorial



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