Hammam-Lif, une symphonie en cartes postales


C'est une rencontre de hasard, celles dont on se félicite quand on a raté le rendez-vous de la parution. Celle de l'ouvrage de référence remonte déjà à 2003.



Cette œuvre est due à la plume de Tijani Azzabi, communicateur bien connu mais surtout natif de la localité de Hammam-Lif à laquelle il voue une véritable passion qu’il a traduite dans trois ouvrages, celui-ci étant le dernier en date. Et c’est cette passion qu’il s’emploie à communiquer à travers ses écrits.
Située à quelques encablures au sud de la capitale, Hammmam-Lif  est assurément l’un des endroits les plus fréquentés de Tunisie. Et pour cause : il est le passage obligé pour tous ceux qui, par la route, se rendent du Nord-Est au Centre et au Sud du pays. A ce titre, on dira que Hammam-Lif est aussi l’un des endroits les plus connus. Mais connaît-on vraiment cette cité balnéaire, son passé, ses richesses naturelles et patrimoniales ? Fort peu nombreux, ceux qui peuvent se prévaloir d’un tel privilège. Car privilège il y a, s’agissant d’une cité princière qui, même, un temps, durant la dernière Guerre mondiale, sous le règne de Moncef Bey, a été la capitale temporaire du pays quand Tunis fut déclarée "ville ouverte" pour lui éviter un surcroît de bombardements.
Dans sa préface, M. H. Fantar rappellle les origines lointaines de la ville, quand, à l’époque punique, elle s’appelait Naro. Et de rappeler au passage que la dénomination actuelle de la célèbre montagne au pied de laquelle elle s’est développée dérive non pas d’un quelqconque "mont aux deux cornes" comme se l’ imagine le commun des mortels mais du nom d’un temple situé à son sommet remontant à l’époque punique dédié au dieu Baal, puis à Saturne à l’époque romaine sous l’appellation de Balcaranensis.
L’ originalité de la démarche de T. Azzabi réside dans le choix de la carte postale (dont il est un collectionneur tout aussi passionné) pour présenter sa ville. Il a trouvé dans la profusion de cartes éditées au siècle dernier, plus particulièrement dans sa première moitié, de quoi raconter la cité, son histoire, son patrimoine et sa mémoire. Les lieux, les édifices, les espaces à l’air libre, les gens, les habitudes, le nécessaire et le superflu : tout est passé en revue à travers la carte-postale légendée d’un clin d’oeil complice et enrichie d’un commentaire succinct mais hautement substantiel.
Cette lecture ne révèle pas seulement le profil fortement individualisé d’une cité qu’on aurait trop facilement tendance à considérer comme un appendice de la capitale ; elle laisse également transparaître toute une Tunisie aujourd’hui disparue.

T.A.

Hammam-Lif, une symphonie
en cartes postales
124 pages 15X23 cm
ditions Communic@tions I

Source: La Presse


Source: lapresse.tn

Tags: hammam lif cartes postale, hammam-lif: une symphonie en cartes postales, hammam, époque, ville, capitale, cartes, tunisie

Posté le mardi 18 août 2009 dans Vadrouille



Laisser un commentaire





Les champs marqués d'une * sont requis.
Cliquez ICI pour signaler un commentaire illicite.
Merci.